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Surforeggae
Reggae · 19 novembre 2002

Reggae et underground : comment gagner en visibilité sans vendre son identité ?

Reggae et underground : comment gagner en visibilité sans vendre son identité ?

Le Reggae n'a pas encore vécu ce qui est arrivé au Rock ou à la Bossa Nova. Le Reggae, comme style musical et mode de vie, reste très proche de ses racines idéologiques. Beaucoup de choses y contribuent. Et le Brésil a en lui tout pour que cela ne change pas de sitôt. L'idée du professionnalisme musical fait déjà mal aux oreilles de ceux qui ont une idéologie radicale sur vivre de la musique, s'engager avec elle et avec leur groupe.

Au Brésil, dans la tête de ceux qui ne sont pas chez un label ou ne font pas de concerts hebdomadaires, se vendre c'est passer à la radio ou signer un contrat de 3 ans. Se vendre c'est être à la télévision ou ouvrir des concerts d'autres styles musicaux. Il n'y a pas de place pour les radicalismes ni pour les « querelles » entre groupes. Ce que j'appelle underground dans le titre est l'idée d'un circuit musical et culturel fort en marge de l'industrie actuelle.

La musique commerciale est un terme devenu péjoratif car il mélange ce qui est fait pour massifier et vendre un titre ou artiste plastique, avec des artistes de carrière et des groupes émergents. L'échange est la première arme de l'underground. Échange de musique, de groupes, de zines. Le Reggae bute encore sur son isolement artistique au Brésil. Heureusement, cette situation change car certaines personnes et groupes ont remarqué que rendre les concerts viables, ce qui est le cas de l'underground, fait plus pour la musique que d'essayer de comprendre pourquoi c'est Kelly Key et pas votre groupe qui est sur MTV.

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