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Surforeggae
Reggae · 29 septembre 2004

Deux jours mémorables. Skol Tropical Beats a apporté à Salvador les plus grands noms du Reggae. Exclusivité !

 PREMIER JOUR L’événement, qui s’est tenu au Estádio de Pituaçu, dans la capitale bahianaise, a attiré une foule qui n’avait pas vu depui

Deux jours mémorables. Skol Tropical Beats a apporté à Salvador les plus grands noms du Reggae. Exclusivité !
 PREMIER JOUR L’événement, qui s’est tenu au Estádio de Pituaçu, dans la capitale bahianaise, a attiré une foule qui n’avait pas vu depuis longtemps quelque chose d’une telle ampleur et d’une telle organisation dédiée au reggae. Ouvrant la soirée du festival, le groupe bahianais Scambo, qui mélange rock et reggae, a réchauffé le public qui arrivait encore sur place. L’attente de tous était très grande, puisque la promesse était d’amener deux attractions internationales de poids, Yellowman et Inner Circle, tous deux de Jamaïque, berceau du reggae. Pendant le concert de Edson Gomes, deuxième attraction de la soirée, on voyait déjà que le public serait très important. Tous vibraient au son des plus grands succès d’Edson, lui qui, avec Nengo Vieira, fut l’un des premiers artistes de Bahia et du Brésil à jouer du reggae. Dans une brève interview exclusive accordée à Surforeggae, Edson Gomes a parlé de l’importance de l’événement pour le reggae en Bahia et a souligné que c’est un grand pas pour réduire la discrimination existante à l’égard du rythme. “La TV ne montre pas, la radio ne joue pas, mais nous continuons à lutter pour diffuser cette philosophie qui ne prêche que l’amour et l’union”, a dit le chanteur. Poursuivant le festival, qui a rassemblé environ 15 000 personnes lors de son premier jour, ce fut au tour du groupe Cidade Negra, qui a récemment sorti son nouvel album intitulé “Perto de Deus”. Le groupe a fait un retour à ses origines dans le reggae traditionnel après une longue période d’expérimentations avec divers autres styles. Présentant un spectacle bien plus solide et riche, instrumentalement parlant, Cidade Negra a été l’une des attractions les plus applaudies. La grande tête d’affiche de la soirée, l’une des plus grandes légendes de l’histoire du reggae jamaïcain et mondial, Yellowman, ou “King Yellow” comme on l’appelle en Jamaïque, a livré un concert rempli de classiques. Yellowman (ou “homme jaune”, surnom dû à l’albinisme) a fait vibrer le public le plus intime du reggae. Jouant sur les riddims les plus célèbres au monde, Yellowman, bien qu’ayant rencontré de sérieux problèmes de son au début du concert, s’en est très bien sorti et n’a pas déçu ceux qui le connaissaient déjà et étaient là pour le voir. En raison des problèmes techniques mentionnés, beaucoup de présents étaient quelque peu déçus et, en raison de la forte pluie, ont décidé de partir. Énergique tout le temps, le “King Yellow”, avec le groupe qui l’accompagnait, a donné une leçon à plusieurs musiciens présents, qui ont promis de transmettre ces enseignements. Une fois tous les problèmes résolus, on a pu voir peut-être la plus grande et meilleure structure sonore jamais montée pour un événement en Bahia. Le Bahianais Sine Calmon, qui lance son nouvel album “Guerreiro Mor”, a présenté, comme d’habitude, des chansons très connues. Sine, connu pour ses discours entre les morceaux, a clos en beauté la journée du 25 septembre. DEUXIÈME JOUR Souffle retrouvé et enthousiasme au sommet pour un jour de plus, tous ont vu le groupe Mosiah ouvrir la deuxième nuit avec beaucoup d’entrain. Jouant des morceaux à succès, beaucoup sont restés excités sous la forte pluie qui tombait pendant le concert. Olodum, prochaine attraction de la soirée, a été très applaudi par les touristes présents. Le groupe approche de ses 25 ans, et ce fut une prestation spéciale, compte tenu du large public. Le groupe O Rappa, l’un des plus attendus de la soirée, a fait “soulever la poussière” au public. Fidèle au profil militant du groupe, le discours de Falcão (chanteur) a inclus des critiques sociales, principalement envers le gouvernement américain et l’oppression des pays sous-développés. L’heure est venue de la grande tête d’affiche de la soirée, Inner Circle. La grande attraction a mis le public en délire avec des morceaux très connus comme “Games People Play”, “Black Roses”, “Book of Rules”, entre autres. Le point fort de la prestation a été l’agitation promue par le chanteur Kris et le bassiste Ian Lewis, qui ont passé tout le concert à l’avant de la scène à danser et chanter avec le public. Débordant de sympathie et d’attention envers les fans, le groupe a reçu Surforeggae dans sa loge, où nous avons pu longuement discuter et même fixer une interview exclusive à réaliser bientôt. Clôturant le Skol Tropical Beats, qui fut sans aucun doute l’événement reggae le mieux organisé jamais réalisé en Bahia, le groupe Diamba a joué ses nouveaux et anciens succès pour un public qui avait encore de l’énergie pour profiter de la musique de Jah. Nous ne pouvons que remercier l’organisation du show qui a cru au potentiel du reggae, et nous espérons que ce n’est que la première édition d’une longue série.

PHOTOS DE L’ÉVÉNEMENT

 Cliquez ici et voyez les photos du 25.  Cliquez ici et voyez les photos du 26.

plus d’informations

 Cliquez ici et en savoir plus sur Yellowman.

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